Tokyo : la gastronomie japonaise

Zaru-Soba
Zaru-Soba
Pâtes à base de sarrasin que l’on déguste froides avec une sauce et un accompagnement qui varie selon vos goûts, crevettes et Tempura ici (beignets légers, ici différents légumes)

La gastronomie japonaise, délicate, délicieuse et plus abordable qu’il n’y parait

La gastronomie française est depuis peu entrée au patrimoine immatériel de la prestigieuse UNESCO. Je suis très fière d’être française et j’adore la nourriture de mon pays. Mais le fait est que la France n’est pas la seule à posséder de belles traditions culinaires. La gastronomie japonaise, dans un tout autre registre et à travers des pratiques bien différentes, n’a rien à lui envier.

Oubliez graisse de canard, pommes de terre à l’huile, bifteck de la taille d’une cuisse de rugbyman, cassoulet, choucroute, saucisse bien grasse et autres merveilles qui peuplent nos restaurants français.

Au Japon on mange bon, mais on déguste surtout sain et équilibré !

Yakiniku
Yakiniku
Un barbecue inséré au centre de la table, sur lequel vous faites cuire de la viande marinée. Une véritable merveille !

A Tokyo, il y aurait presque de quoi passer plus de temps dans les restaurants qu’à visiter la ville.

Le 1er conseil que je vous donnerai, et que je vous ai déjà prodigué dans les différents tomes de ce récit de voyage, c’est de ne surtout jamais vous fier aux apparences quand vous serez à Tokyo ou n’importe où ailleurs sur l’archipel nippon. Si la devanture du restaurant ne paie pas de mine, si c’est sombre, petit, voire glauque en extérieur : foncez sans vous poser de questions ! C’est le mot clé au Japon, ne jamais avoir d’a priori sur rien. Car c’est en fonctionnant ainsi que vous découvrirez de petites pépites de gastronomies absolument délicieuses.

Pour exemple, nous marchions dans les rues de Tokyo, il était près de 16h de l’après midi et nous avions ce qu’il est commun d’appeler une grosse dalle ! Mon amie et moi même avons pas mal marché, car en bonnes françaises nous étions à la recherche de « la » perle qui nous donnerait envie autant par sa façade que son menu. Or au bout de plusieurs dizaines de minutes, nous n’avions toujours pas réussi à faire notre choix. Nous avons donc décidé d’entrer dans la première petite bicoque que nous rencontrerions, ce que nous avons fait.

Résultat, j’ai dégusté un poulet frit. A priori on a vu plus original comme plat… Et bien le fait est que je n’ai jamais mangé un poulet frit aussi bon de toute mon existence !

Poulet frit
Le dit poulet frit

Le seul problème que vous rencontrerez au Japon, c’est finalement de savoir exactement ce que vous mangez ou ce que vous souhaitez commander si vous ne parlez et ne lisez pas le japonais… Il existe cependant beaucoup de restaurants (à Tokyo du moins) qui affichent une photo de leurs plats ou présentent des plats en plastiques en vitrine de leurs devantures.

Je vous conseille de tenter quand même l’expérience et d’entrer dans un restaurant qui n’affiche aucune image de ses plats. Et là, dans votre japonais impeccable, vous dites « Osusume wa nan desu ka ? », ce qui signifie « qu’est-ce que vous me recommandez ? ». Quelle que soit la réponse (que vous n’aurez sans doute pas compris, nous sommes d’accord), répondez « Hai » (Oui) et à vous l’aventure culinaire en terre nippone !

Okonomiyaki
Préparation des Okonomiyaki

Il y a une chose qu’il faudra absolument que vous fassiez,
c’est aller dans un restaurant traditionnel qui fait des Okonomiyaki

L’Okonomiyaki se situe entre l’omelette et la galette. Farine, eau, oeuf, chou chinois, en sont les principaux ingrédients. De cette base vous brodez à l’infini selon vos goûts : crevette, crabe, poulet, porc, calamar, etc…

Les Okonomiyaki sont normalement préparés par vos soins. L’hôte vous amène tous les ingrédients nécessaires, vous préparez votre mixture tout seul comme un grand puis vous la renversez sur la large plaque façon plancha qui trône au centre de votre table. Mais où que vous alliez et si vous ne savez pas vraiment comment faire, le restaurateur se fera toujours un plaisir de vous faire une petite démonstration.

Okonomiyaki
Okonomiyaki

Finalement le plus compliqué c’est de trouver le dit restaurant… A Tokyo mieux vaut aller à Asakusa. Il y a un très bon restaurant au 1er étage d’un immeuble, qui est spécialisé en Okonomiyaki. Il est tenu par une petite mamie adorable qui ne parle que japonais, ce qui ne nous a pas empêchées de parfaitement nous entendre. Le plus simple est de demander à la réception de votre hôtel qu’ils vous écrivent le mot en japonais sur un papier.

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Restaurant d’Okonomiyaki à Asakusa

Après vous avez le choix de vous balader au hasard et de demander aux passants, bout de papier en main, ou alors d’essayer de retrouver le notre ! Je suis parfaitement incapable de vous donner l’adresse, mais il suffit de prendre la ligne A (Asakusa) du métro à Tokyo, et de descendre à l’arrêt du même nom. Lorsque vous sortez du métro, vous tomberez sur une grande artère à demie couverte par des sortes de haut-vents. Vous restez sur le même trottoir et prenez sur votre droite en sortant du métro. Vous allez dépasser la Porte du Tonnerre (que vous ne pouvez pas rater avec son énorme lanterne rouge qui trône en son centre) et le restaurant est un peu plus loin sur ce trottoir.

Asakusa_ahina.fr
La fameuse artère à emprunter quand vous serez à Asakusa

Si vous avez manqué les épisodes précédents….

Tokyo tome 1 : Le voyage

Tokyo tome 2 : Matsuri

Tokyo tome 3 : Asakusa

Tokyo tome 4 : Bons plans & modes d’emploi

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