Internet : permission de tout dire ?

 

Internet : permission de tout dire ?
Ou comment gagner en désinhibition derrière un écran

Il est rare que je rédige des billets « ouverts » de la sorte, mais j’avoue que plus j’avance, et plus je me retrouve très étonnée de ce que je peux lire sur le web.

Que ce soit des commentaires sur des articles de presse ou de blogs, des publications ou des réactions sur les réseaux sociaux… J’ai le sentiment que beaucoup part du principe que la toile permet de tout dire.

« Pas nouveau sous le soleil… » me direz-vous ? Précisément. N’est-ce pas dramatique d’en arriver à ce stade ? De ne plus en être étonné ? De se dire que, oui sur le net on peut tout dire ou on peut tout y lire, que c’est presque normal, que c’est rentré dans les moeurs et que ce n’est pas la peine de s’en étonner puisque personne n’y peut rien.

Quand je me balade sur Twitter ou sur Facebook, et que je tombe sur des commentaires concernant un homme politique, par exemple, qui disent des choses comme « A la retraite papy » ou encore « Vivement que ça dégage » voire carrément des « Bande de gros cons » , je suis parfaitement effarée.

Peu importe qu’on aime ou pas l’homme politique en question. Et je peux très bien citer des exemples qui ne sont pas politiques, comme des associations, des causes, des philosophies de vie comme le véganisme ou aux antipodes comme les viandars, ou des « anonymes » comme vous et moi. Là je cite le politique parce que ce sont quelques tweets sur lesquels je suis tombée, qui m’ont fait écrire cet article (qui couvait déjà depuis un bon moment, soit dit en passant).

Tout comme le tutoiement. Je tutoie très facilement, mais il y a, à mon sens, une manière de le faire. Quand on interpelle quelqu’un avec des mots sonnants et trébuchants, et qu’on y ajoute le tutoiement, c’est un manque de respect total.

Alors à tous les gens qui sont friands de lancer ce genre de phrases, bien au chaud derrière leurs écrans, je dis : avez-vous oublié les principes élémentaires d’éducation que vous ont inculqué vos parents (normalement…) ? Politesse, correction, respect, ça vous dit quelque chose ? Parce que sinon prenez des cours du soir car là c’est grave.

Les jugements préconçus de bas étages aussi, j’adore.

« Vous n’avez pas honte de faire ci ou ça » , « mais quelle horreur de faire ci ou ça » . 9 fois sur 10, en lisant les publications en question, je me dis : ok donc là je n’ai clairement pas d’éléments pour juger. Je ne sais pas ce que l’autre vit, ce qu’il endure et pourquoi il en arrive à faire ceci ou cela. Et même en admettant que tout soit clair… pour peu que ça en donne l’impression, ce qui peut très bien ne pas être le cas au final, en quoi est-ce que ça me regarde ?! Au nom de quoi puis-je me permettre de juger ? Je suis mieux que tout le monde ? Certainement pas !

Débattre oui, argumenter de manière passionnée oui (je suis la première à le faire, ceux qui me connaissent le savent très bien), s’enflammer « mais je ne comprends pas, pourquoi vous faites ça ?! » un grand OUI. Mais juger, insulter, rabaisser, traiter l’autre comme si on avait gardé les cochons ensemble, non. Je suis désolée, mais non.

Internet ne devrait pas être le terrain du : je peux tout dire, il n’y aura aucune conséquence. Je peux répandre toute la verve que je veux, ça me soulage et si l’autre le vit mal, et bien tant pis.

Il n’y a pas de secret. On y croit ou on y croit pas, mais je pense que nombre d’entre vous l’aura déjà remarqué à un moment ou à un autre au cours de sa vie : plus on est négatif, plus on attire la négativité. Plus on est sombre avec l’autre et plus on attire l’obscurité sur soi.

Et même si vous n’y croyez pas… Débattre ou réagir de manière posée et sans agressivité, vous fera toujours passer pour plus intelligent et votre discours plus censé, que si vous êtes hargneux comme un roquet.

Bonne journée 😉

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