Entre rêve et réalité ¤ Chapitre 4

Tenjin Matsuri ©aHina
Tenjin Matsuri ©aHina

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¤ Chapitre 4 ¤

J’ai arpenté Osaka durant 3 jours avant de m’envoler vers d’autres horizons. Je ne pourrais décemment pas dire que l’ai visitée sous toutes ses coutures, mais j’ai cependant vu ce qui me semblait être le principal, dans un premier temps. Coup de chance, je suis arrivée dans la ville au moment où débute le Tenjin Matsuri, l’un des plus importants festivals de bateaux du monde. Durant quelques jours, Osaka est envahie de centaines de bateaux qui paradent avec fierté, arborant bannières et couleurs diverses, leurs équipages en tenue de fête.

Sur l’Archipel, les Matsuri sont légions en été. Le plus souvent autour d’un temple, ils s’étalent sur 2 ou 3 jours. Je dis « le plus souvent » car je n’en ai pas la certitude absolue, mais toutes ces fêtes étant liées à la religion, cela est fort probable.

Pendant cette période, tout un quartier, voire la ville entière pour les plus petites, vit au rythme des processions religieuses, des danses folkloriques, le tout baigné de musiques et préparations culinaires traditionnelles qui fleurent bon à tous les coins de rues.

Le Matsuri, quel qu’il soit, est vraiment quelque chose à vivre au moins une fois dans sa vie, à l’instar de « Holi » , la fête des couleurs en Inde, ou du Nouvel an chinois, pour rester dans la mouvance asiatique.

Les Matsuri sont conviviaux, visuellement très forts et l’on y fait des rencontres parfois étonnantes. Je me rappelle ce gentil petit monsieur, un papy japonais, qui m’a prise par la main dès que j’ai posé un orteil dans l’enceinte du sanctuaire Tenmangu, épicentre du festival. Il m’a entraînée vers les danses traditionnelles, m’expliquant de nombreuses choses en japonais. Je n’ai strictement rien compris à ce qu’il m’a raconté, mais il était tellement mignon et gentil que j’ai hoché la tête de temps à autres comme si j’entendais parfaitement ce qu’il me narrait.

Après avoir fait le tour du Sanctuaire (ce qui a été un peu long il faut dire), il m’a donné un bandeau de tissus blanc orné d’un idéogramme japonais (kanji) noir, m’a collé une gomme à l’effigie du sanctuaire dans la main et m’a souhaité de passer un bon séjour au Japon (la seule chose que j’ai comprise !).

J’ai profité de ma courte escapade à Osaka pour aller visiter le célèbre Château d’Osaka, imposant et superbe au centre de son îlot, ainsi que quelques musées. J’ai également tenu ma réputation de touriste digne de ce nom en grimpant au sommet de la tour d’Osaka. Et, bien sûr… je me suis empiffrée des deux spécialités locales : les okonomiyaki (crêpe à base de choux chinois, d’œuf, dans laquelle on met un peu ce que l’on veut : crevettes, fromage, porc, calamar…) et les takoyakis (morceaux de poulpe dans une boule de pâte cuite sur une plaque incurvée). Une pure merveille pour mon estomac !

Des chants plein la tête et le ventre aussi rond que celui d’un bébé, me voici partie pour la mystique Kyoto !
Mystique… si j’avais pu imaginer à quel point.

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