Entre rêve et réalité ¤ Chapitre 2

Osaka ©aHina
Osaka ©aHina

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¤ Chapitre 2 ¤

35 minutes de voiture, 2h d’attente à l’aéroport, environ 16h de vol. Atterrissage à l’aéroport du Kansai, près d’Osaka, la 3ème plus grande ville du pays, à 8h30 du matin.

Bienvenue au Japon, le pays où le soleil, l’humidité et la chaleur sont les empereurs de l’été !
À peine ai-je mis un pied en dehors du vaste aéroport, que je suis déjà en nage. Désormais habituée à cette ambiance de moiteur permanente, mon travail ne me permettant guère de voyager aussi longuement en dehors des périodes estivales, j’extirpe un petit mouchoir en éponge de ma poche et tamponne mon front en plissant légèrement les yeux. Il est prêt depuis la France, tel le champion dans les starting-block, à bondir de sa cachette à mon commandement.

Un large sourire se dessine sur mon visage lorsque je passe les portes de verre qui séparent la délicate atmosphère climatisée de l’aéroport de la fournaise extérieure, accompagnée de son chant de cigales. Pourtant qui y-a-t-il ici ? Des escalators qui montent et descendent sans fin, des gens qui courent pour ne pas manquer l’embarquement, quelques touristes qui flânent dans les allées en attendant leur vol… Rien de bien transcendant en sommes. Et pourtant… est-ce l’expression que j’arbore à chaque fois que je foule le sol de cet étrange pays. Une joie sans cesse renouvelée, un réel bonheur parfaitement immatériel et en même temps si puissant que mon cœur en vibre durant de longues minutes.

Je ressens les palpitations caractéristiques d’une amoureuse transie, alors que j’ai le sentiment d’être aussi excitée que si j’avais rendez-vous avec un mystérieux inconnu au regard charmeur. C’est comme se retrouver face à son âme sœur après des mois et des mois de séparation. Mon coeur pourrait exploser que j’en n’en serais même pas surprise.

Cela se passe toujours ainsi, et cela se passera sans doute toujours ainsi.

Ce n’est pas la première fois que je viens au Japon. C’est une nouvelle expérience à chaque fois et celle-ci tout particulièrement. Je suis bien loin d’avoir fait le tour de ce pays. Mais ce périple possède quelque chose de particulier. Un petit plus ou un grand moins, selon les visions des uns et des autres.
Parce que cette fois, j’ai choisi de réaliser ce voyage seule.

Tu déconnes ? S’étonnait l’une de mes copines.

Pourquoi je déconnerai ? Je lui répondais en levant un sourcil. Elle n’avait pas encore poussé de cri d’orfraie, mais franchement on n’en était pas loin.

Bah… on ne peut pas dire que tu sois une grande aventurière quand même… en plus tu parles très mal japonais et je te rappelle que c’est un peu à l’autre bout du monde ton patelin ! Sans rire… tu penses vraiment partir toute seule ?

Le terme « copine » est ici employé pour une très bonne raison. Je fais la distinction entre une copine et une amie, car à mes yeux il y a une réelle différence.
Mes amis n’ont pas été surpris un instant par ma décision et m’ont souhaité un bon voyage sans plus de commentaires. S’ils se sont inquiétés, ils n’en ont rien montré jusqu’à mon retour. Mes copains, par contre, ont été surpris que je parte seule et, bien souvent, j’en ai entendu parler jusqu’à ce que je sois sur le départ. Qu’ils soient étonnés ne me pose pas de problème, cela m’amuse même. Mais que l’on me soule en m’envoyant mauvaises ondes sur mauvaises ondes « Mais comment tu vas faire s’il t’arrive un pépin ?« , « Et.. tu n’as pas peur de t’ennuyer ? » j’en passe et des meilleures… là ça me lourdait mais sévère !

Je n’en veux à personne, entendons-nous bien. C’est plutôt gentil de leur part, ils s’inquiètent. Il est vrai qu’une femme qui part toute seule au bout du monde dans un pays où la langue peut être un véritable obstacle étant donné que les japonais parlent peu anglais (même si ce point est de moins en moins vrai de nos jours), il y a de quoi être un peu inquiet.

Oui, sans doute, mais je ne le suis pas, ne l’ai jamais été et ne le serai jamais. Vraiment pas du tout même. Je ne m’enfonce pas dans la jungle amazonienne, je vais au Japon, le pays le plus safe de cette planète. Alors on se détend la volaille !
Je suis donc partie comme je l’entendais, seule et ai laissé mon petit matou bedonnant aux bons soins d’une amie (Ori-chan si tu me lis, merci encore ♥).

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